Court séjour en maison de repos après l'hôpital

Le court séjour en maison de repos permet de passer une période limitée dans un établissement encadré après l'hôpital, avant de rentrer chez soi. Cette page explique la durée, le prix et la façon de trouver une place.

Mis à jour le . Rédigé par l'équipe éditoriale de Senior Sérénité à partir de sources officielles belges et des publications citées en bas de page. Notre démarche.

Dame âgée marchant avec un déambulateur dans le couloir d'une maison de repos, accompagnée par une soignante

L'essentiel

  • Le court séjour est un hébergement temporaire en maison de repos, pour reprendre des forces avant le retour à domicile.
  • En Wallonie et à Bruxelles : 60 ans au moins, 3 mois ou 90 jours cumulés par année civile au maximum. En Flandre : 65 ans et plus, 60 jours consécutifs et 90 jours par année civile dans le même centre.
  • Le prix est celui de l'établissement. La mutualité peut aider, selon son assurance complémentaire.
  • Il n'y a pas de guichet unique : il faut contacter les établissements, ou se faire accompagner gratuitement.
Sommaire de la page
  1. Qu'est-ce qu'un court séjour en maison de repos après l'hôpital ?
  2. Combien de temps dure un court séjour selon la région ?
  3. Qui peut bénéficier d'un court séjour ?
  4. Que dit la convention de court séjour ?
  5. Quel est le prix du court séjour et que rembourse la mutualité ?
  6. Quels sont les centres de court séjour reconnus à Bruxelles ?
  7. Comment trouver une place de court séjour rapidement ?
  8. Court séjour, convalescence ou centre de soins de jour : quelles différences ?
  9. Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un court séjour en maison de repos après l'hôpital ?

Un court séjour en maison de repos est un hébergement temporaire, pour une durée limitée et fixée à l'avance, dans une maison de repos ou une maison de repos et de soins (MRS). Après une hospitalisation, il convient à une personne qui n'a plus besoin de l'hôpital mais qui ne peut pas encore vivre seule chez elle : elle se rétablit sous surveillance avant le retour à domicile. On parle aussi de séjour temporaire ou de court séjour après hospitalisation.

En Wallonie, le court séjour a pour but le retour à domicile. La convention signée avec l'établissement peut préciser s'il s'agit de répit (soulager un proche qui s'occupe de la personne) ou de revalidation. Pour une famille, c'est souvent le temps nécessaire pour adapter le logement, organiser les aides ou décider si le retour reste possible. Mieux vaut lancer les recherches dès que la date de sortie est connue, comme le décrit la page sur la préparation de la sortie d'hôpital.

Combien de temps dure un court séjour selon la région ?

La durée maximale dépend de la région. Le tableau reprend les règles publiées par les administrations concernées.

RégionÂgeDurée maximale
Wallonie60 ans et plus3 mois ou 90 jours cumulés par année civile
Bruxelles60 ans au moins (dérogation exceptionnelle possible)3 mois ou 90 jours cumulés par année civile
Flandre (kortverblijf type 1)65 ans et plus60 jours consécutifs et 90 jours par année civile dans le même centre

« Cumulés » signifie que les jours de plusieurs séjours s'additionnent sur une même année civile, de janvier à décembre. Dans chaque région, le court séjour n'est pas conçu pour durer : si la situation de votre proche demande davantage, il faut préparer la suite, par exemple un retour à domicile avec des aides ou une entrée durable en maison de repos.

Qui peut bénéficier d'un court séjour ?

La condition officielle publiée est l'âge. En Wallonie, l'accueil temporaire s'adresse aux personnes de 60 ans et plus. À Bruxelles, le minimum est de 60 ans, avec une dérogation exceptionnelle possible. En Flandre, le type 1 est réservé aux 65 ans et plus. Pour un parent plus jeune, renseignez-vous auprès de l'établissement ou, à Bruxelles, auprès d'Iriscare, l'organisme qui reconnaît les centres.

Les autres conditions d'entrée, comme l'état de santé ou le niveau d'aide nécessaire, sont fixées par chaque établissement : posez la question dès le premier appel. Une MRS accueille des personnes fortement dépendantes. Si votre proche a besoin de soins infirmiers fréquents, demandez aussi si le court séjour a lieu dans une MRS.

Que dit la convention de court séjour ?

Avant l'arrivée, l'établissement fait signer une convention d'hébergement de court séjour. En Wallonie, le modèle prévu par le Code réglementaire de l'action sociale et de la santé comporte des points précis :

  • la convention est à durée déterminée, et peut indiquer s'il s'agit de répit ou de revalidation ;
  • chacune des parties peut y mettre fin avec un préavis de 7 jours ;
  • aucune garantie ne peut être exigée en court séjour.

Ces règles valent pour la Wallonie. À Bruxelles et en Flandre, demandez la convention avant de vous engager et lisez la durée, le préavis et la liste des frais. Pour une entrée durable, la convention est différente : ses points à vérifier sont détaillés sur la page admission urgente en maison de repos.

Quel est le prix du court séjour et que rembourse la mutualité ?

Le prix du court séjour est le prix journalier d'hébergement de l'établissement. En Wallonie, tout supplément doit être listé dans la convention : un supplément qui n'y figure pas ne peut pas être facturé. En Flandre, le prix journalier est fixé par le centre et approuvé par le Departement Zorg. Le prix varie d'un établissement à l'autre : demandez le prix par jour et la liste des suppléments avant d'accepter.

Ce que certaines mutualités remboursent, à titre d'exemple

Une aide est parfois prévue par l'assurance complémentaire de la mutualité. Les montants varient d'une mutualité à l'autre et d'une région à l'autre. Voici des exemples chez Solidaris :

  • Solidaris Wallonie : 13,50 € par jour pour un court séjour de convalescence en maison de repos ou de soins qui possède une section court séjour, avec un minimum de 7 jours, un maximum de 21 jours par an et un plafond de 283,50 € ;
  • Solidaris Brabant : 18 € par jour en court séjour et 6 € par jour en centre de jour, pour 28 jours indemnisés par an au maximum.

Ces montants sont des exemples, pas une règle générale. Chaque mutualité fixe ses propres conditions : contactez la vôtre avant le séjour pour savoir ce qui s'applique à votre proche. Le détail des autres aides figure sur la page coûts et aides.

Quels sont les centres de court séjour reconnus à Bruxelles ?

Pour un court séjour à Bruxelles, Iriscare reconnaît huit centres :

  • Lise Thiry (Woluwe-Saint-Lambert) ;
  • Paloke (Molenbeek) ;
  • Parc Astrid (Anderlecht) ;
  • Pléiades (Woluwe-Saint-Lambert) ;
  • Résidence VIVA (Jette) ;
  • Roi Baudouin CPAS (Woluwe-Saint-Pierre) ;
  • Romana (Laeken) ;
  • Wiart 126 (Jette).

Pour un court séjour en Wallonie, la démarche se fait directement auprès de l'établissement choisi : l'AViQ (Agence pour une vie de qualité, l'organisme wallon chargé de ces aides) n'intervient pas dans la demande. Les maisons de repos qui proposent des lits de court séjour sont à identifier une par une, en le demandant au moment du contact.

Comment trouver une place de court séjour rapidement ?

Aucune liste centrale ne recense les places libres : la recherche se mène établissement par établissement.

  1. Demandez au service social de l'hôpital ce qu'il peut faire : il aide à organiser la sortie, y compris vers une maison de repos.
  2. Contactez plusieurs établissements en même temps, en indiquant la date de sortie, la durée souhaitée et l'état de santé de votre proche.
  3. Posez les mêmes questions à chacun : prix journalier, suppléments, date d'entrée possible, durée acceptée, type de chambre.
  4. Faites-vous accompagner si le temps manque : un conseiller de Senior Sérénité vérifie les disponibilités près de chez votre proche, gratuitement et sans engagement.

Si aucune place de court séjour n'est libre, d'autres voies existent selon l'état de votre proche. La page revalidation décrit les soins de rééducation intensifs, et la page maison de repos en urgence explique la recherche d'une place durable.

Court séjour, convalescence ou centre de soins de jour : quelles différences ?

Ces solutions sont souvent confondues. Elles ne se déroulent pas dans les mêmes lieux et ne sont pas payées de la même façon.

SolutionOùPour quiCoût
Court séjourMaison de repos ou de soinsPersonne âgée qui n'est pas encore prête à rentrerPayé par le résident, aide possible de la mutualité complémentaire
ConvalescenceCentre spécialisé reconnu par l'INAMIAdulte après une hospitalisation ou en perte d'autonomie temporaire importanteIntervention de l'INAMI sans quote-part pour la partie couverte, frais de séjour à charge du patient
Centre de soins de jourCentre d'accueil de jour avec soins, sans nuit sur placePersonne de 60 ans ou plus qui vit à domicileParticipation financière par jour ou demi-journée

La convalescence relève d'un régime de l'INAMI, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité. Elle dure au maximum 90 jours par année civile et suppose l'orientation d'un médecin extérieur au centre. La liste de l'INAMI (juillet 2026) compte huit centres : deux en Wallonie, aucun à Bruxelles. Tous les détails sont sur la page convalescence après l'hôpital.

Le centre de soins de jour convient à un parent qui rentre chez lui mais qui a besoin de soins et d'une présence en journée. À Bruxelles, Iriscare reconnaît huit centres de soins de jour. Enfin, la revalidation est un traitement de rééducation pluridisciplinaire intensif, donné à l'hôpital ou dans un centre conventionné, qui se décide sur avis médical.

Questions fréquentes

Un court séjour est-il possible avant 60 ans ?

En Wallonie, l'accueil temporaire s'adresse aux personnes de 60 ans et plus. À Bruxelles, le minimum est de 60 ans, avec une dérogation exceptionnelle possible. Pour un parent plus jeune, demandez directement à l'établissement ce qui est envisageable.

Faut-il passer par l'AViQ ou par Iriscare pour faire la demande ?

En Wallonie, l'AViQ n'intervient pas dans la démarche : on s'adresse à l'établissement pour une convention d'hébergement de court séjour. À Bruxelles, Iriscare reconnaît les centres de court séjour, qui restent les interlocuteurs pour une demande de place.

Le court séjour est-il pris en charge par l'INAMI ?

Le court séjour est payé par le résident, au prix journalier de l'établissement. La mutualité peut accorder une aide par son assurance complémentaire, dont le montant et les conditions dépendent de chaque mutualité. La convalescence en centre reconnu relève, elle, d'un régime de l'INAMI.

Un court séjour peut-il se transformer en entrée définitive ?

La convention de court séjour est à durée déterminée. Une entrée durable passe par une autre convention, à durée indéterminée en Wallonie, et dépend des places libres de l'établissement : rien ne la garantit. Mieux vaut poursuivre la recherche d'une place durable pendant le court séjour.

Que faire si le plafond annuel est atteint ?

Le plafond de 3 mois ou 90 jours cumulés par année civile s'applique en Wallonie et à Bruxelles. Une fois atteint, il faut envisager une autre solution : retour à domicile avec des aides, convalescence en centre reconnu si les conditions sont réunies, ou maison de repos. L'équipe soignante et le service social peuvent aider à choisir.

Sources

Un conseiller vous aide à trouver une place

Court séjour ou maison de repos : décrivez la situation de votre proche, un conseiller de Senior Sérénité vous rappelle et vous aide à trouver une place disponible.

  • Gratuit et sans engagement
  • Partout en Belgique
Ce service est assuré par Senior Sérénité. Il ne remplace pas l'avis du médecin ni du service social de l'hôpital.
Un court séjour à trouver ?Gratuit et sans engagementÊtre rappelé